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Znaleziono 43 przypisy.

Au-dessus des splendeurs du monde et de son faux éclat, apparaît comme un blanc plumage, l'humble vertu qui s'abaisse — Cette comparaison, qui s'accorde avec la foi chrétienne, n'est peut-être point fausse, quand elle a trait à l'apparence sous laquelle se présentent à l'œil, a une hauteur considérable, les œuvres de l'orgueil ou de l'intelligence de l'homme, et même les beautés de la nature que l'on peut encore apercevoir. Durant mon ascension sur le sommet du Mont-Blanc, où je restai 2 heures, et où je ressentis des émotions que je n'éprouverai certainement plus de ma vie; durant cette ascension mes yeux en ma pensée perdurent tout vivants l'image de ce domaine où l'homme règne; de la terre, demeure de l'homme, on distinguait seulement les objets de couleur blanche, et précisément ceux qu'il n'est pas en notre pouvoir de changer: ainsi je voyais bien les lacs de Genève, de Neufchâtel, de Morat, de Bienne, etc… pareils à des voiles déployées dans le crépuscule, tandis que les maisons, les villes assises aux bords de ces lacs, les couleurs, les objets brillants, formaient des taches obscures; de même, on pouvait reconnaître les glaciers; au contraire, les prairies, les bois, même les montagnes d'une hauteur notable mais de rang inférieur, se confondaient autour d'eux dans une brume grise. Rien n'est plus beau, plus sauvage, que ce spectacle, du haut du Mont-Blanc; mais comme il est entièrement différent des vues que l'on connaît, on ne saurait se le représenter qu'en s'imaginant que l'on est porté sur les ailes d'un bon ou d'un mauvais esprit, au moment où Dieu tira la création du chaos. Tout ce qui est l'ouvrage de l'homme s'efface par sa petitesse; mille montagnes gigantesques, aux sommets de granit, aux manteaux de neige, un ciel de couleur presque noire, un soleil obscurci, l'éclat de la neige, l'air raréfié, et par suite la respiration courte et les battements précipités du pouls, pénètrent le mortel de je ne sais quelles sensations et émotions surnaturelles; et je sans sûr, qu'en outre des autres causes, seulement par la disproportion énorme entre ce frappant aspect des montagnes et la faiblesse de nos sens, nul ne pourrait supporter longtemps un tel spectacle. Que ce récit des impressions extraordinaires dont je fus frappé sur cette immense et unique montagne, n'engage aucun de nos jeunes touristes à entreprendre ce voyage: sans parler de la fatigue excessive et des dangers qu'entraîne inévitablement une pareille entreprise, le succès résulte de circonstances indépendantes de notre volonté. Trois jours de beau temps, et sans le plus petit nuage, des neiges pas trop amollies, seraient assurément de plus utiles auxiliaires que la patience la plus durable et la poitrine la plus robuste; néanmoins, sans ces deux dernières choses, on pourrait s'exposer à sa perte et ce serait une obstination funeste que de ne point écouter les avertissements des guides, qui dans toute la Suisse, et particulièrement à Chamonix, sont pleins de hardiesse et de clairvoyance (Malczewski). [przypis autorski]

au milieu ils forment le demi-cercle — «Les Tatars aiment à combattre en plaine: ils rassemblent leurs bandes en cercle, et se forment en files recourbées, ce que les hommes de guerre appellent la danse de mars; au premier choc, ils décochent une nuée de flèches aussi épaisse que la plus épaisse grêle.», «Les Tatars, selon leur danse ordinaire, formèrent leurs rangs en croissant.» (chroniques citées par Malczewski). [przypis autorski]

Beauplan — gentilhomme français qui était en Ukraine vers 1640 au service du roi de Pologne, et qui y passa dix ans à faire „remuer la terre, fondre des canons et peter le salpestre”. [przypis tłumacza]

Boh — fleuve qui traverse l'Ukraine et se jette dans la mer Noire, a l'ouest de l'embouchure du Dniepr. [przypis redakcyjny]

ces ravins, ces abîmes sans fond — en Russie, presque à chaque village, on trouve des sources ou puits que le peuple regarde comme insondables. En outre, chacun de ces gouffres est illustré par quelque récit merveilleux, et visité de temps en temps par les esprits (Malczewski) [la Russie signifie ici les terrains de l'Ukraine; Red. WL]. [przypis autorski]

comme dans une peau rugueuse on enchâsse le diamant qui prête son éclat à la vanité — allusion à la garniture des poignées d'épée. [przypis redakcyjny]

comte Venceslas — On a beaucoup reproché à Malczewski d'avoir affublé son héros d'un titre emprunté à la féodalité germanique. «Le titre de prince, a dit l'historien Lelewel, même acheté à prix d'or, avait une certaine importance en Pologne à cause de son antiquité. Mais ceux de comte et de baron sonnaient mal aux oreilles des nobles Polonais.» Le français Mehée, dans son histoire de la révolution de Pologne en 1791 a écrit aussi: «Il y a, à la vérité, quatre familles de princes et une de comte en Lituanie; mais elles ne sont connues que dans ce duché et point en Pologne. Quant aux autres princes ou comtes, les premiers en ont acheté ou obtenu le titre dans l'empire d'Allemagne, et les autres le sont par effronterie et le gratis». [przypis redakcyjny]

Connais-tu le carnaval vénitien? — ces masques, ces grossiers paysans de la Pologne, sont savants comme les bergers de Virgile. [przypis redakcyjny]

danse tatare — les Tatars observaient à la guerre certaines règles dictées par Tamerlan, et ces règles étaient appelées par nos aïeux danse tatare (Malczewski). [przypis autorski]

du safran — certains mets sont assaisonnés avec du safran, dont la sauce est jaune (Beauplan). [przypis redakcyjny]

faux indices de sa direction — les campagnes sont couvertes d'herbes de deux pieds de hauteur, de sorte qu'ils ne peuvent cheminer sans fouler ladite herbe, laquelle fait un estrac ou piste… et de peur qu'on ne les suive avec force, ils ont trouvé pour cela une invention qui est: d'une bande de 400 qu'ils sont, ils feront quatre rayons de leurs troupes, qui pourra être chacune de 100 chevaux; les uns vont vers le nord, les autres au sud, d'autres à l'orient et l'occident. Bref, toutes les quatre petites bandes vont chacune de son rayon viron une lieue et demie, au bout de laquelle cette petite troupe de cent se divise en trois qui seront viron de de trente-tro1s, qui vont de la même sorte comme ci-devant, puis au bout d'une demie lieu, ils commencent de rechef à se diviser en trois, et ainsi s'acheminent jusques à tant qu'ils soient réduits en dix ou douze ensemble, et tout cela se fait en moins d'une heure et demie de temps, et tout, au grand trot, car quant ils sont découverts, toute diligence leur est tardive, et savent tous ce manège au bout du doigt, et connaissent l'être des campagnes comme les pilotes connaissent les ports, et chaque escouade d'onze s'en va travers champs, comme il leur plaît, sans se rencontrer; enfin ils se rendent à jour nommé à leur rendez-vous, qui sera à plus de 10 ou 12 lieues de là, dans quelque fond ou il y a de l'eau et bonne herbe… L'herbe foulée des onze chevaux est relevée d'un jour à l'autre, de sorte qu'il n'y parait point. Étant arrivés, ils demeurent ainsi quelques jours cachés, puis recheminent en corps, et donnent dans quelque village de la frontière, qu'ils surprennent et emportent, puis s'enfuient, comme avons dit. Or les Tatars ont trouvé cette subtilité de se cacher dans les campagnes, et aussi pour mieux tromper les Cosaques, qui les poursuivent chaudement, sachant qu'ils ne sont que 5 à 600. Les Cosaques dont montent à cheval 1000 ou 1200, les poursuivent et cherchent les traces lesquelles ayant été trouvées, et les suivant jusques au cerne ci-dessus décrit; là ils perdent leurs mesures, ne sachant où les chercher, car la trace va de tous côtés; ainsi ils sont contraints de s'en retourner en leurs maisons, et dire qu'ils n'ont rien vu (Beauplan). [przypis autorski]

fruits de la mer Morte — on trouve dans les poètes anglais de belles comparaisons au sujet de ces fruits, qui doivent croître sur les bords du lac Asphaltite, connu sous le nom de mer Morte… Malczewski s'exprime ainsi dans sa note. Il cite ensuite Byron et Moore, quand ils parlent de ces fruits «qui tentent les yeux et deviennent cendres sur les lèvres.» Voici un passage de l'Itinéraire de Paris à Jérusalem, dans lequel Chateaubriand fait justice des récits fabuleux de maint voyageur: Je crois avoir trouvé le fruit tant recherché: l'arbuste qui le porte croit partout à 2 ou 3 lieues de l'embouchure du Jourdain; il est épineux, et les feuilles sont grêles et menues; son fruit est tout-à-fait semblable, en couleur et en forme, au petit limon d'Égypte, lorsqu'il n'est pas encore mûr, il est enflé d'une sève corrosive et salée; quand il est desséché, il donne une semence noirâtre, qu'on peut comparer à des cendres, et dont le goût ressemble à un poivre amer; j'ai cueilli une demi-douzaine de ces fruits. [przypis autorski]

Hetman — signifie général; la charge de Hetman des cosaques fut créée en 1576 par le roi Etienne Batory. [przypis redakcyjny]

il a pris la liberté dans le sang de son père — Depuis une époque reculée, la terre d'Ukraine était habitée par des tribus d'origine Slave. Lors des invasions tatares (après l'an 1240), ces tribus, qui vivaient sur les bords du Dniepr, soutinrent des luttes continuelles contre les hordes fixées en Russie. Les rois de Pologne créèrent en Ukraine la milice des Cosaques (ce qui signifie en tatar cavaliers légers), commandée par un hetman et des officiers polonais, pour l'opposer comme un rempart aux envahissements des hordes. Plus tard, la noblesse polonaise voulut enlever aux Cosaques leurs privilèges et persécuta la religion grecque, à laquelle ils appartenaient. De là une guerre terrible, commencée à la fin du 16e siècle, et qui sépara à jamais les Cosaques de la Pologne. En 1654, la convention de Pereïaslav les jeta dans les bras de la Russie. Cet événement a contribué pour une large part, à la perte des Polonais. [przypis redakcyjny]

In magnis voluisse sat est (lat.) — dans les choses grandes il suffit de vouloir (pour être apprécié).

joupan — le joupan était une espèce de soutane sur laquelle les anciens Polonais jetaient le manteau, quand ils sortaient de leur demeure. [przypis redakcyjny]

kacha — ils mangent à la fin de leur repas de l'orge mondée assaisonnée de beurre, ce qu'ils nomment kacha (Beauplan). [przypis redakcyjny]

karabela — sabre richement orné, dont les gentilshommes polonais ne se séparaient point. [przypis redakcyjny]

le cadeau de noces — on appelle Wiano le cadeau que fait le marié à sa femme le lendemain du mariage. [przypis redakcyjny]

le porte-glaive — le Miecznik (gladiarius) fut d'abord un officier qui portait, au couronnement du roi, le glaive symbolique; quand la Pologne se trouva divisée en une multitude de provinces, le porte-glaive devint un chef militaire dont l'autorité s'exerçait dans certaines limites territoriales. [przypis redakcyjny]

les ailes des hussards — on a vu longtemps, dans les armées polonaises, des cavaliers portant de grandes ailes fixées derrière les épaules, afin d'épouvanter l'ennemi. Lors de la délivrance de Vienne (1683), la cavalerie de Sobieski comptait un certain nombre de soldats ainsi équipés. [przypis redakcyjny]

les élection orageuses — en l'élection du feu roi Wladislas (1632), il se passa bien quinze jours pendant lesquels, à une demi lieue de Varsovie, autour d'un petit parc de 1200 pas de tour, il y avant bien 80 mille hommes a cheval, qui étaient tous soldats suivant les sénateurs, car chacun sénateur avait une petite armée, dont les un en avaient moins; les autres en avaient plus, comme le palatin de Cracovie, qui avait pour lors jusques à 7 mille hommes; d'autres en avaient selon leur pouvoir, car un chacun se fait accompagner par ses amis et par ses sujets au meilleur état qui lui est possible en bon ordre, et en résolution de se bien battre en cas de discorde; notez que durant le temps de l'élection toute la noblesse du pays était aux écoutes, ayant tous le pied à l'étrier, près de monter à cheval au moindre bruit, afin de pouvoir fondre sur ceux qui eussent voulu forcer et violer leurs libertés (Beauplan). [przypis redakcyjny]

les élus écoutent les hymnes des chérubins — l'expression du ravissement, si touchante sur un beau visage, peut-être parce qu'elle révèle qu'il existe quelque chose de plus beau, ne laisse fixer dans aucune image cet oubli de soi-même qu'elle peint admirablement; seul, le pinceau de Raphaël, dans le tableau de Sainte Cécile, a pu la saisir avec cette beauté que nul n'a jamais contemplée, si ce n'est en imagination. Sainte Cécile, patronne des musiciens, est représentée dans ce tableau entourée d'instruments, au moment où un écho des chants angéliques arrive à son oreille; il n'y a point de mot pour dire le saisissement, dont cette figure parait frappée: il semble que l'âme s'arrache au corps et s'unisse a chacun de ces doux accents; il semble qu'une modestie charmante comprime son essor par la pensée qu'elle n'est point digne de ce bonheur ineffable, et qu'au milieu de ces délices inconnues a son cœur, se glisse un sentiment de tristesse, à l'idée, que la musique d'ici-bas n'aura plus d'attrait pour elle. La plus grande simplicité règne dans toute la composition de ce tableau; la figure de la Sainte est moins jolie que les visages des autres vierges du même peintre; seule, cette pensée de génie rayonne depuis des siècles dans cette précieuse toile et attire à elle par un charme indicible. Ce tableau se trouve à Bologne, et les connaisseurs le mettent au rang des œuvres les plus glorieuses de Raphaël, par la poétique impression qu'il fait naître, et d'après mon opinion, c'est le plus beau que la peinture ait produit. [przypis autorski]

le seigneur palatin — le wojewoda (palatinus) était à l'origine un chef militaire; plus tard il devint une sorte de gouverneur de province, juge suprême, etc. [przypis redakcyjny]

leur fils aîné, Antoine — Charles Malczewski, frère du poète, combattit sous les ordres de Bolivar et obtint le grade de colonel dans l'armée péruvienne [le frère cadet du poète, le colonel péruvien, ne s'appellait pas Charles (en polonais: Karol), mais Constantin (en polonais: Konstanty); Red. WL]. [przypis tłumacza]

le vaillant compagnon — les lanciers gentilshommes (compagnons) de grands biens, qui possèdent jusqu'à 50.000 livres, servent tous à 5 chevaux; sur une compagnie de cent lanciers, il n'y aurait que vingt maîtres, qui cheminent tous de front, de sorte qu'ils sont chefs de file, et les quatre rangs suivants sont leurs serviteurs, chacun en sa file (Beauplan). [przypis redakcyjny]

Malczewski — les Polonais prononcent Maltcheski [le poète écrivait son nom tantôt Malczewski, tantôt Malczeski; Red. WL]. [przypis tłumacza]

mon sabre n'est pas seulement une vaine parure, et je ferai briller près de ses yeux l'image sacrée — j'ai eu l'occasion de voir un objet remarquable en ce genre. Sur un sabre turc, dont la lame portait les sentences du Coran, se trouvait gravée, près de la poignée, une image de la Vierge avec une inscription polonaise en caractères gothiques. Ce sabre appartenait à un Anglais, qui l'ava1t acheté en Italie. L'arme avait donc fait de lointaines, et à coup sûr plus d'une fois sanglantes pérégrinations. C'est dommage qu'elle ne portât aucune date ni le nom de celui qui l'avait conquise (Malczewski). [przypis autorski]

nous invoquerons l'aide de Dieu, et la querelle vidée, les cloches funèbres sonneront — La noblesse polonaise est toute égale, n'y ayant entre eux aucune supériorité… toutes les terres des nobles sont possédées sans titres de fiefs ni arrière-fiefs, de façon qu'un pauvre gentilhomme ne s'estime pas moins qu'un autre beaucoup plus riche que soy. Quand ils pensent avoir été offensés, ils assemblent tous leurs amis avec les plus courageux de ses sujets, et chemine avec plus de force qu'ils peuvent à la campagne, afin que s'il rencontre leur ennemi, ils le choquent et battent s'ils peuvent, et ne mettent bas les armes qu'ils ne soient battus, ou que quelques amis communs ne soient entrevenus, et ne les aye mis d'accord, et au lieu d'un sabre, ne leur aye mis en main un grand verre plein de la liqueur de Toquaye (Tokai, en Hongrie), pour boire à la santé les uns des autres (Beauplan). On ne s'étonnera donc pas, si le poète a mis dans la bouche du Porte-Glaive des menaces adressées au palatin, plus puissant que lui par ses seules fonctions. [przypis redakcyjny]

novitas florida linguae (lat.) — la nouveauté fleurissante de la langue.

pancernes — soldats vêtus d'une cotte de mailles, qui formaient la grosse cavalerie. Les Cosaques portaient l'arc et la flèche. [przypis redakcyjny]

pays (…) où l'on heurte à chaque pas une tombe — il existe en Ukraine beaucoup de tertres (mogila), qui marquent les lieux où des guerriers ont été ensevelis, selon la coutume des Slaves. [przypis tłumacza]

Si l'envahissement du pays et mes conventions avec le Hetman ne m'avaient alors jeté à la tête des Suédois — l'auteur fait allusion sans doute aux guerres que la Pologne a soutenues contre Gustave Adolphe, de 1624 à 1629, et qui se terminèrent par la défaite des Suédois à Stum. Gustave dut rendre à la Pologne l'Esthonie et la Livonie, qu'il avait occupées. [przypis redakcyjny]

sumak ou suhak — J'ai rencontré dans les campagnes désertes, le long du Dniepr, une certaine bête de hauteur comme une chèvre, mais le poil fort délié et ras, et quasi doux comme du satin, lorsqu'elle a mué, car après son poil devient plus grossier et est de couleurs châtain; cet animal porte deux cornes blanches bien luisantes; il se nomme en langue russe Soumaki: il a les jambes et les pieds fort déliés. Il n'a point d'os au nez, et quand il paît, il marche en arrière et ne peut paître autrement; sa chair est aussi bonne que celle d'un chevreuil (Beauplan, Description de l'Ukraine, 1651). Cet animal est appelé Saïga par Buffon. [przypis redakcyjny]

Tales sunt hominum mentes, quales pater ipse Jupiter auctiferas lustravit lumine terras. (lat.) — Tels sont les esprits des hommes, dependant de la lumière dont notre père Jupiter lui-même illumina les terres fécondes (fragment de l'Odyssée d'Homère).

une lettre écrite en français — je possède seulement la traduction polonaise de cette lettre. [przypis tłumacza]

un pressentiment — la puissance de nos facultés intellectuelles est sans doute infiniment limitée, si l'on considère l'immensité qui nous environne; mais lorsque nous regardons comme impossible ce que nous ne pouvons comprendre, notre difficile et faible intelligence nous rend semblables a cet incrédule de comédie, certain de sa propre vie, uniquement parce qu'il s'en assurait en se tâtant le corps à chaque instant. Je ne disserterai pas longuement pour défendre mes deux vers, et pour dire comment il a pu arriver que certains hommes aient parfois prévu des événements prochains ou éloignés, ou pour examiner si la réalisation, surtout d'un pressentiment funeste, ne vient pas précisément de la foi que l'on y ajoute; je ne tirerai pas des exemples déjà connus de l'histoire ancienne et moderne: je rappellerai un événement particulier, rapproché de nous, et qui se rattache à une perte à jamais regrettable que notre pays a faite. L'illustre Thadée Czacki, si éminent par ses vastes connaissances, si précieux à cause de son entier oubli de lui-même pour le bien public, cet homme dont la mémoire excite dans tant de cœurs la plus profonde reconnaissance, a dit plus d'une fois à ses amis que les principales circonstances de sa vie lui avaient toujours été révélées d'avance par un pressentiment. Sa mort même fut précédée d'un avertissement mystérieux. Quelques jours avant la courte maladie qui l'enleva, il assurait à ses domestiques qu'étant dans sa chambre, il lui avait semblé voir son ami et parent le général Karwicki, près de mourir et l'appelant à lui; cette frappante et affreuse prophétie se réalisa: quelques jours après survint la nouvelle de la mort du général, dont la demeure était éloignée de quelques dizaines de milles: et Czacki lui-même ne tarda pas à aller rejoindre l'ami qui l'avait appelé. Mais comment ajouter foi à de pareils récits, sans mettre un sourire sur le visage indifférent du philosophe? J'en demande pardon aux physiciens et aux métaphysiciens, mais on pourrait leur dire avec Shakespeare: «Il est sur la terre et dans le ciel plus de choses que notre philosophie n'en imagine.» (Malczewski). [przypis autorski]

un vampire — la croyance aux vampires est très répandue parmi les peuples de race slave. [przypis redakcyjny]

veto (lat.) — On ne peut conclure ni arrêter aucun article dans les diètes qui ne soit accepté par tous les députés, et s'il s'en trouvait un seulement qui y contredit et qui criât hautement: nie Wolna (qui signifie en notre langue „vous n'aurez pas la liberté”), tout serait rompu; car ils ont non seulement ce pouvoir dans l'élection du roi, mais aussi en toute autre diète, peuvent rompre et biffer tout ce que les sénateurs auraient résolu (Beauplan). [przypis redakcyjny]

Wolynie — province méridionale de la Pologne, à l'est de la Gallicie [aujourd'hui: une région historique située au nord-ouest de l'Ukraine; Red. WL]. [przypis tłumacza]

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